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Lorsqu’on a tué un oiseau, il faut se hâter de le ramasser et chercher la blessure, soulever avec les brucelles les plumes qui la couvrent, jeter dessus une pincée de plâtre, et mettre dans le trou que le plomb a fait un petit tampon de coton ; saupoudrer de nouveau jusqu’à ce que le sang soit étanché; laisser la dernière couche déplâtré pour que le sang ne s’épanche pas sur d’autres parties du corps, et rabattre les plumes que l’on avait soulevées. On passe ensuite un fil dans les na- rines, puis on met dans le. bec un peu de plâtre et par-dessus une pef te bourre de coton que l’on enfonce avec les brucelles le plus avant possible dans le gosier, afin d’absorber tout ce que l’oiseau pourrait dégorger pendant le dépouillage, ce qui tacherait son plumage et mettrait dans la nécessité de' le laver de nouveau, comme nous l’indi- querons plus tard. Il faut aussi, pour les gros oiseaux, introduire du coton haché dans les narines et dans l’anus. Un amateur qui veut avoir une collection où la nature soit rendue avec vérité doit, avant de mettre son oiseau dans sa carnassière, en ouvrir les paupières et mettre en écrit la couleur des yeux, sa lon- gueur depuis le bec jusqu’au Itou! de la queue, et sa grosseur prise sur l’estomac. Lorsqu’on se dispose à tuer un oiseau, il est hou d’observer son attitude, afin de la lui rendre lorsqu’il sera monté. DE LA CHASSE Quand tout ce que nous venons d’indiquer sera terminé, on prendra son oiseau par le fil que l’on aura eu soin de passer dans le bec, on soufflera dessus dans le sens des plumes afin de les bien lisser et de leur faire reprendre leur position naturelle. On prendra alors un carré de papier proportionné à la grosseur de l’oiseau que l’on vient de tuer, on en formera un cornet et on F y fera descendre la tête la première, en le tenant par le bout des ailes, les pattes et la queue, avec l’attention de ne pas la plier ou casser lors- qu’on fermera le haut du cornet. On le placera ensuite dans la carnas- sière, en mettant les plus gros au fond et les petits par-dessus. Au retour de la chasse, si, malgré les précautions que nous venons dé prescrire, les plumes de quelques oiseaux se trouvaient tachées, nous allons indiquer le moyen de leur rendre leur premier éclat : On prend de l’eau pure dans une soucoupe, et avec une éponge on lave la place jusqu’à ce que le sang soit entièrement disparu; ensuite, on la saupoudre avec du plâtre bien tamisé; on soulève les plumes pour que le plâtre pénètre jusqu’à leur racine et les sépare; on les agite un peu afin de les aider à reprendre leur fraîcheur naturelle; lorsqu’elles sont bien sèches, on les époussette avec un petit plumeau d’appartement jusqu’à ce qu’il ne reste plus de plâtre. On passe ensuite dessus une petite éponge imbibée d’esprit-de-vin pour leur rendre tout le brillant qu’elles avaient avant de subir aucune préparation. Lorsqu’un oiseau a été pris au filet, il faut agir avec beaucoup de précautions, afin qu’il ne se déplume pas pendant qu’on l’étouffe, ce qui ne doit se faire qu’en le prenant par-dessous les ailes et en lui ser- rant fortement les flancs avec le pouce et l’index, jusqu’à ce qu’il soit entièrement mort; et si l’oiseau est d’une grosseur telle que cette opé- ration 11e puisse se faire ainsi, il faut l’étouffer en appuyant d’une main sur l’estomac et en lui serrant le cou aveç l’autre. Si c’est un oiseau pris à la glu, voici les moyens qu’il faut employer pour F enlever. O11 frotte fortement la place engluée avec un tampon d’étoupe ou de coton trempé dans l’essence de térébenthine pure, jusqu’à ce que la glu soit entièrement disparue : ensuite on sèche avec le plâtre de la même manière qu’il a été dit plus haut, pour faire disparaître le sang qui aurait pu sortir de la plaie faite par le coup de fusil. On opère de même pour les oiseaux mis en peau depuis longtemps et dont les plumes auraient été gâtées par la graisse, lors du dépouil- lage. DÉPOUILLAGE ET MISE EN PEAU On place son oiseau sur le dos, la tète tournée vers la main gauche ; 011 écarte avec les doigts les plumes du ventre à partir de la moitié du sternum jusqu’à l’anus, 011 arrache le duvet sur toute cette ligne; alors, avec la pointe du scalpel, en fait une incision dans toute la ET DE LA PRÉPARATION DES OISEAUX. m longueur : on prend un des bords de la peau avec des pinces à dis- séquer, et avec le pouce et l’index de la main droite, lorsque les oiseaux ne sont pas trop petits, on la détache et on la soulève le plus loin que l’on peut, toujours en allant vers le croupion. On jette de temps en temps du plâtre pour empêcher que les chairs, le sang et les excré- ments ne viennent à tacher les plumes. On retourne son oiseau, la tète à droite, et on agit de la même manière que pour le côté que l’on vient d’opérer. Lorsqu’on aperçoit le croupion, on renverse son oiseau, la poitrine sur la table, le croupion en l’air, le dos tourné vers l’estomac de la personne qui travaille, on le dégage le plus avant possible, on passe dessous une des pointes des ciseaux courbes, et on le coupe en ayant soin de laisser la dernière vertèbre de la colonne dorsale. On fait ensuite descendre la peau jusqu’aux genoux, qui se présentent tout naturellement, on les coupe et l’on continue l’opération jusqu’aux ailes, qu’on désarticule afin de les avoir tout entières, on détache ensuite la peau autour de la base du cou et on le coupe par la moitié. Si l’on dépouillait un canard ou un autre oiseau d’eau dont la graisse fût trop huileuse et dont les plumes pourraient se tacher facilement, on doit, dès que les bords de la peau sont dégagés et séparés du corps, mettre à cheval sur ces mêmes bords une bande de calicot fin, que l’on faufile après, de manière à préserver de la graisse et du sang les plumes qui ont une tendance naturelle à rentrer en dedans. On laisse cette même bande jusqu’à ce que l’oiseau soit prêt à coudre. Il faut alors dépouiller la tête : de la main gauche on saisit le cou, et avec l’ongle de la main droite on fait glisser la peau jusqu’au crâne, que l’on découvre avec beaucoup de précaution par le même moyen. Lorsqu’on est arrivé à l’oreille, on la détache en la soulevant par- dessous avec la pointe d’un petit ébauchoir, d’un scalpel ou des bru- celles, afin de ne pas couper l’espèce de petit sac formé par la mem- brane. Pour que le préservatif, dont on enduit la peau de la tête avant de la retourner, ne pénètre pas par le trou de l’oreille et ne vienne pas en tacher les plumes, arrivé aux yeux, toujours avec l’ongle, et quelquefois aidé du scalpel, on coupe la membrane qui unit la partie clignotante aux bords des os formant les orbites. Lorsque l’on a ren versé la peau, s’il est possible jusqu’à la naissance du bec, on retire les yeux de leur orbite, on ôte soigneusement les chairs qui sont sur le crâne et autour des mandibules, on coupe avec le scalpel la partie de ce même crâne formant le tron occipital jusqu’aux fosses nasales, afin d’avoir plus facilement la cervelle. Si l’oiseau est gros et que le crâne offre de la résistance, on se servira d’une petite scie à main; on enduira fortement de préservatif l’intérieur de la tête, les mandibules et la cavité des veux : on en fait autant sur la peau de la tête et du cou. Il faut avoir la précaution de n’en point mettre sur le bord des paupières, parce qu’il passerait par l’ouverture des yeux et salirait les plumes de la tète. Un remplit l’intérieur du crâne avec de l’étoupe DE LA CHASSE hachée, et celle des yeux avec du coton aussi haché; il faut ensuite faire ressortir la tête : à cet effet, on retourne la peau jusqu’à ce qu’on ait découvert le bout du bec, on saisit le fil passé dans les narines, on tire légèrement la peau en sens opposé, et lorsque la tête est tout à fait dehors, avec la pointe d’une grosse aiguille on remet la peau en place, ainsi que les paupières, que l’on a soin de bien arrondir vis-à-vis la cavité qui renfermait l’œil. Maintenant, il faut s’occuper de dépouiller les ailes. On commence par ôter entièrement tous les muscle^ et les tendons de l’humérus; si l’oiseau est d’une petite espèce, on découvre seulement une partie du cubitus et du radius, on enlève les muscles, on fait entrer à leur place, c’est-à-dire sous la peau, une bonne quantité de préservatif, et en tirant l’aile en dehors, on la rentre dans sa position nouvelle ; on entoure ensuite l’humérus en forme de fuseau avec du coton ou de l’étoupe, selon la grosseur de Y oiseau, pour remplacer les chairs que l’on vient d’enlever, afin que les ailes se placent plus facilement sur le dos et lui rendent toute sa rondeur. On en fait autant à l’autre aile. Cette opération terminée, on arrive à la patte, on la refoule en de- dans jusqu’au talon en faisant descendre la peau avec l’ongle du pouce de la main droite : on coupe avec la pointe du scalpel les muscles et les tendons, on les enlève de dessus la cuisse, que l’on garnit en forme de fuseau avec de l’étoupe si l’oiseau est gros, et du coton s’il est petit; on passe sur la peau une forte couche de préservatif, on retire la patte en dehors, et l’on fait rentrer l’os dans son fourreau. On agit de même sur la seconde patte. Si l’oiseau était de la grosseur du merle, on doit détacher les grandes pennes qui sont adhérentes au cubitus et mettre ce même os ainsi que le radius entièrement à découvert jusqu’au métacarpe. Si l’oiseau est au-dessus du geai, d’une pie, etc., on doit opérer par-dessous l’aile; on soulève les plumes qui cachent l’entre-deux du cubitus et du ra- dius, on fait à la peau une incision longitudinale entre ces deux os. On extrait toutes les chairs, on introduit à leur place du préservatif, et on recoud la peau. On ne peut se dispenser de dépquiller ainsi les ailes des oiseaux qui doivent les avoir étendues, parce qu’il ne faut pas que les pennes qui sont implantées à l’un des os du bras soient dé- tachées. Tout ceci terminé, on prend l’oiseau par le bout du fd passé dans le bec, on le secoue doucement, on souffle légèrement dessus du haut en bas, on le pose sur la table, on arrange toutes les plumes avec les brucelles, on arrondit de nouveau les paupières, on y introduit un peu de coton haché, et on en passe légèrement derrière les joues, afin qu’elles restent pleines après la dissection, sans cependant paraître trop gonflées. Aussitôt que tous les membres sont rentrés à leur place, que la peau a repris, pour ainsi dire, sa première forme, on s’occupe du montage, ET DE LA PRÉPA DATION DES OISEAUX. c’est-à-dire de bourrer. On commence cette opération par placer son oiseau sur le dos, la tête tournée vers la main gauche ; on pose sur les ailes, les pattes et la queue une plaque carrée de plomb, on écarte les plumes de l’ouverture, on étend avec un pinceau, proportionné à la grosseur de l’oiseau, du préservatif dans toute la longueur du col, et avec des brucelles à longues branches on y introduit jusque près du crâne de la fdasse bien hachée; on ferme alors ces mêmes brucelles, on les replace au milieu de l’étoupe, que l’on écarte de côté et d’autre. On introduit une seconde fois de l’étoupe que l’on étend et écarte de même, puis une troisième et quatrième fois, jusqu’à ce que le cou soit bourré uniformément et bien légèrement, en ob- servant de ne pas l’allonger ; pour cette opération, on ne se servira jamais de coton, parce qu’il est trop compacte, qu’il serait un obstacle pour passer le fil de fer, et qu’étant monté, on lui donnerait difficile- ment une forme gracieuse. On saisit ensuite les deux humérus, on attache à la patte de chacun d’eux un bout de fil ou de ficelle ; selon la grosseur de l’oiseau, on les lie ensemble, en ne laissant entre eux que l’intervalle qui existait sur l’oiseau vivant, et que l’on a pris avant de jeter le corps. On retire les ailes le plus en dehors possible, on place entre les humérus une petite bourre de coton ou d’étoupe pour les empêcher de se rapprocher (on aura soin de mettre sur toutes ces parties une couche de préservatif), puis on tourne son oiseau la tête en avant, on replie sur l’ouverture par laquelle on avait fait sortir le corps de ce dernier les pattes et la queue, de manière à laisser à découvert les deux coudes qui réunissent les humérus aux cubitus et radius. Ensuite, on passe une aiguillée de fil dans la filasse tournée au bas de f humérus, et on laisse le même espace que celui donné à la tête de ces mêmes os en dedans du corps, on fait un nœud, on coupe le fil et l’on rabat la queue et les pattes comme elles étaient auparavant. En opérant ainsi, les ailes se trouvent en dedans et en dehors attachées comme dans la nature, ce qui donne à l’oiseau toute la grâce de la vie. On enduit ensuite tout l’intérieur d’une bonne couche de préser- vatif, sans oublier le croupion, auquel on a eu soin d’ôter, lors du dé- pouillage, toute la graisse et les chairs qui entouraient les deux der- nières vertèbres qu’on y a laissées. On remplit tout le corps d’étoupe sans trop gonfler la peau, on en rapproche les bords en faisant un point de suture, on lisse les plumes qui pourraient être dérangées, on saisit les jambes proche du talon, on les repousse vers la poitrine, afin de bien mettre les cuisses dans leur position naturelle, c’est-à-dire de les reposer à la hauteur delà pointe du sternum; ensuite, pour empê- cher les pattes de s’écarter de droite à gauche et de déchirer la peau des cuisses, on les rapproche par les talons, que l’on unit par un fil passé dans les jointures des tarses. Pour empêcher que le cou des oiseaux en peau ne se casse dans un VI DE LA CHÂSSE voyage en les emballant ou en les déballant, il faut nécessairement passer par l’anus, le long du corps, du col et du crâne, un fil de fer bien pointu proportionné à la grosseur de l’oiseau. On lisse de nou- veau les plumes, on fait un rouleau de papier comme un rond de ser- viette, dans lequel l’oiseau ne soit ni trop serré ni trop à l’aise, on le passe dedans, et toujours en ayant soin de ne rien changer à l’ar- rangement des plumes, on le laisse sécher dans cet état un temps illi- mité, jusqu’à ce qu’on veuille le monter. Dans cet état, l’oiseau est en peau . DU MONTAGE La méthode que nous allons donner ici est la plus ancienne, elle est généralement employée dans tous les musées, et nous la regardons en outre comme la plus facile. On appelle monter un oiseau lui rendre l’attitude, l’air et la grâce qu’il avait avant sa mort. On monte un oiseau en chair ou en peau. Lorsqu’un oiseau est bien préparé, comme nous venons de le dire, et qu’on veut le monter en chair, il n’a besoin que d’être rempli à peu près à moitié d’une couche d’étoupe. Alors on prépare les fils de fer qui doivent lui servir de charpente; on les choisit, quant à la grosseur, selon celle de l’oiseau ; on en coupe un d’une longueur con- venable pour faire la traverse, p’est-à-dire un quart plus long que l’oiseau, en le mesurant depuis le bout du bec jusqu’à l’anus ; on le redresse parfaitement bien, on fait une pointe aux deux extrémités. On prend deux autres fils de fer de la même grosseur que celui de la* traverse, mais pas aussi longs; ils doivent dépasser les jambes, afin que d’un côté du corps on puisse trouver suffisamment de longueur pour tordre et représenter le fémur, et que, sous le talon, il en sorte assez pour fixer l’animal sur son perchoir. On plie le fil de fer qui doit traverser le corps vers les deux tiers de sa longueur pour en former un anneau ; on le tient par le bout le plus court avec le pouce, l’index et le médium, et, en le faisant tourner toujours en sens inverse, on ren- fonce dans toute la longueur du cou, en ayant soin de le diriger bien au milieu de la filasse qui garnit ce dernier. Lorsque la pointe est par- venue dans le crâne en appuyant la tête dans la main gauche, en la tenant par le bec avec le pouce et l’index, on continue de tourner le fd de fer jusqu’à ce que sa pointe soit sortie en dehors juste au milieu du crâne : cette traverse devra dépasser la tête de trois à quatre pouces. L’anneau sera placé au bas du sternum, et le bout inférieur de cette même traverse sortira par le croupion tout à fait au milieu des plumes de la queue qu’il doit égaler en longueur. Si l’oiseau a le cou long et grêle comme les hérons, les butors, etc., on opère diffé- remment pour les bourrer. On prend un fd de fer aussi long que le cou de l’oiseau et d’une grosseur proportionnée ; on tourne autour de ET DE LA PRÉPARATION DES OISEAUX. vii la filasse longue que l’on assujettit avec soin en donnant à cette espèce de mannequin la grosseur et la longueur exactes du cou ; on passe dessus une bonne couche de préservatif, on en fait autant à la peau et on l’introduit dans le cou, qui se trouve par ce moyen bourré d’un seul coup. Gela fait, on saisit une des pattes de l’oiseau, on introduit der- rière le tarse un des fils de fer préparés pour les jambes, on le fait glisser jusqu’au talon; parvenu là, on redresse l’articulation, et on continue à enfoncer le même fil de fer en lui faisant longer le tibia, que l’on garnit de filasse pour rendre à la jambe sa longueur naturelle ; on passe dessus une couche de préservatif, on la rentre à sa place, et l’on en fait autant à l’autre patte. Avant de passer dans le croupion le bout inférieur du til de fer qui est déjà dans le cou, on prend les extrémités libres des fils de fer des jambes, on les passe dans la boucle de la traverse, et avec des pinces plates on saisit les deux bouts et Panneau, on les tord ensemble en spirale serrée de manière à les fixer solidement: on prend alors l’ex- trémité inférieure de cette même traverse que l’on recourbe plus ou moins pour ramener la pointe dans le croupion , la lui faire traverser, l’en faire sortir, et la redresser ensuite. Pour donner à la traverse la position qu’elle doit conserver, on appuie fortement dessous, et, relevant au contraire le fil de fer des jambes, afin de les détacher du corps, on les écarte du milieu de ce dernier en les renvoyant tant soit peu sur les côtés; on continue à bourrer le bas-ventre, et à donner à l’extrémité postérieure de l’oiseau cette forme ovale d’œuf qui permet de placer le bout des ailes, et prin- cipalement la queue, dans l’attitude qu’elles ont pendantla vie. Lors- que la peau est entièrement bourrée, on commence la couture par en- bas en remontant le long du ventre : pour cela on aura une aiguille enfilée avec du fil proportionné à la grosseur de l’oiseau; on implan- tera l'aiguille en dessous de la peau près du croupion pour la faire sortir en dessus; on reviendra au premier bord, puis à l’autre, et ainsi de suite, toujours en piquant de dessous en dessus; on réunira par ce moyen, le mieux possible, les deux bords de la peau sans rien déchirer. On retirera les plumes qui pourraient se prendre sous le fil avec l’ai- guille même, on les redressera et on les mettra au fur et à mesure en place. Arrivé à l’autre bord de l’incision, on fera un nœud au fil et on le coupera au-dessus avec des ciseaux. Si pendant cette opération l’oiseau se déformait un peu, on remédie à cet inconvénient en enfonçant dans la peau à différentes places un car- relet fin, ou une grosse aiguille dont on se sert pour remuer et relever les parties affaissées. Cela fait, on s’occupe des jambes. Pour leur don- ner Ja longueur naturelle on les tire ou on les pousse sur le fïl de fer selon qu’elles sont trop courtes ou trop longues ; on les rapproche l’une de l’autre pour voir si elles sont de la même longueur, ce qui se recon- naît lorsque les talons sont en face de l’anus; on donne ensuite la VIII DE LA CHASSE courbure à ces derniers en observant que leur saillie regarde le des- sous de la queue; ils doivent toujours être plus rapprochés l’un de l’autre que l’extrémité inférieure des tarses. C’est alors qu’il faut donner à l’oiseau l’ attitude convenable. L’étude de l’histoire naturelle peut seule faire acquérir des connaissances pré- cises sur cet objet important. Cependant nous allons donner à mes- sieurs les amateurs quelques notions générales pour leur éviter des erreurs trop grossières. Soit que l’oiseau que l’on veut mettre sur pied perche ou non, il faudra lui choisir un support proportionné à sa taille. Ce support sera un petit cylindre posé en travers ou une plan- chette servant de socle (nous donnerons à la table de cet ouvrage une planche représentant un oiseau perchant et un marchant pour servir de modèle). Avec une vrille on fait deux trous aux places déterminées, on y introduit les tils de fer qui dépassent sous les tarses de l’oiseau, on en tire les extrémités par-dessous jusqu’à ce que les pattes posent naturellement sur le support et que les doigts saisissent bien le cylin- dre ; puis pour fixer l’oiseau on roule le fil de fer autour et on l’arrête par derrière. Si c’est un oiseau qui marche, on perce les trous des pattes à la distance voulue, on y introduit les fds de fer, on les tire par-dessous comme nous l’avons dit ; on couche dans les rainures faites à la planchette leurs extrémités excédantes, puis au moyen d’uïi cro- chet que l’on fait sur les bouts et que l’on implante dans les mêmes rainures de la planche qui doivent être faites dessous, on les fixe solide- ment avec le marteau. On place son oiseau debout dans l’attitude du repos : on s’en assure en supposant une ligne verticale qui, tombant du front de l’oiseau, coupe sa tête, son cou et sa poitrine en deux portions parfaitement égales, et va passer juste entre ses deux pattes et à une distance pa- reille de l’une à l’autre; il est entendu que pour cela l’oiseau doit avoir le bec dirigé en avant. Cela fait, on donne l’attitude à la tête, on saisit le bout du fil de fer qui dépasse le front ainsi que le bec, et on tourne la tête soit à gauche, soit à droite, en ayant soin de lever légèrement le bec, qui généralement doit être horizontal. Si l’on veut que l’oiseau ait de la grâce et un air animé, il ne faut jamais qu’il re- garde en avant. On recourbe ensuite le fil de fer qui dépasse le front, on l’appuie contre le bec du côté opposé où il a été tourné : par ce moyen la tête ne perdra son attitude ni pendant que l’oiseau séchera ni lorsqu’on posera les yeux. Si l’oiseau est gros, pour soutenir les ailes on prend un morceau de fil de fer bien appointé par un bout, avec lequel on les traverse, ainsi que le corps ; on les laisse dépasser de chaque côté environ d’un demi-pouce que l’on courbe et cache dans les plumes de chaque aile; si l’oiseau est plus petit, on se sert d’épingles longues que l’on enfonce dans les ailes, de manière à en laisser voir la tête, et l’on coupe la pointe qui dépasse. ET DE LA PRÉPARATION DES OISEAUX. ix La queue est soutenue par le support fourni par l’extrémité infé- rieure de la traverse du corps ; pour l’écarter on la serre entre les deux branches d’un fil de fer plié en deux et tordu en spirale; on voûte un peu la queue en arrondissant cette branche. On laisse ainsi sécher l’individu plus ou moins longtemps selon sa grosseur. On linge ensuite l’oiseau, c’est-à-dire qu’on l’enveloppe de bande- lettes de mousseline. Ces bandelettes sont au nombre de trois, d’une largeur calculée d’après la grosseur de l’oiseau : avec la première on enveloppe la partie inférieure du cou, on en croise les deux extré- mités sur le dos où on les maintient avec une ou plusieurs épingles, selon leur largeur. La seconde enveloppe le milieu du corps et une bonne partie des ailes. La troisième se passe sous l’abdomen et vient se fixer au-dessus du croupion sur les ailes mêmes, en montant vers le haut du dos. Ces bandes doivent être suffisamment serrées pour maintenir le plumage, sans cependant l’affaisser. Nous avons donné, planche Ire, à la fin de l’ouvrage, deux modèles ainsi lingés. Le lendemain on enlève les bandelettes, on lisse et retouche le plu- mage s’il en est besoin ; et si on le juge nécessaire, on replace de nou- veau les bandelettes : ordinairement vingt-quatre heures suffisent. Lorsque l’oiseau est entièrement sec, on place les yeux artificiels; ils doivent être d’émail et de la même couleur qu’étaient ceux de l’ani- mal lorsqu’il vivait. Pour cela, après avoir enlevé avec des brucelles une partie du coton que l’on avait mis dans les orbites en dépouillant l’oiseau, on ramollit les paupières en le remplaçant par un morceau d’éponge humide,. Au bout d’une heure ou à peu près, selon la gros- seur de l’oiseau, on enlève cette éponge et avec les brucelles on ar- rondit l’ouverture des paupières. Avec un pinceau on introduit un peu d’une dissolution de gomme arabique et de sucre candi fondus en- semble dans une quantité suffisante d’eau: on place l’œil et l’on relève les paupières avec la pointe d’une aiguille. Pour faire plus facilement ce travail, il est indispensable de se servir d’un instrument que nous appellerons télégraphe et dont nous donnerons le modèle, planche Ire: on s’en sert aussi pour dépouiller les oiseaux et les remplumer. Ensuite on enlève le fil de fer qui servait à écarter les plumes de la queue et on coupe celui qui passe dessous. Avant de couper l’extrémité de la traverse qui passe sur la tête, on la courbe à angle aigu, au niveau du crâne, en la couchant dessus; alors on la coupe en biseau de manière qu’il reste un petit crochet pointu qui se trouve retenu en dehors du crâne. On peut encore aug- menter la solidité de la tête en enfonçant dans le crâne un fil de fer pour les grandes espèces et une longue épingle pour les petites, en leur faisant parcourir le milieu du cou pour aller s’implanter dans le corps. Dans les oiseaux nageurs on passe une couche de préservatif sous les membranes formant la palmure des doigts. On se sert en outre d’un mélange d’essence de térébenthine et de vernis à l’esprit de vin qu’on XX DE LÀ CHASSE ET DE LA PRÉPARATION DES OISEAUX. applique sur les pattes et autour du bec, pour les préserver des der- mestes. Ainsi préparé, l’oiseau peut être mis dans la collection. Voilà pour un oiseau au repos: si l’on désire en monter un les ailes étendues, il faut procéder comme nous l’avons fait pour les pattes. Pour un oiseau en peau, on agira absolument de la même manière que pour celui en chair, après l’avoir toutefois fait ramollir. Voici comment ce travail se fait : on commence par débourrer entiè- rement l’oiseau et l’on introduit à la place de la filasse des éponges mouillées : lorsque toute la peau en est bien garnie, on enveloppe les pattes de plusieurs tours de chiffons humides. Il est à remarquer que dans les grands individus il faut plusieurs jours pour ramollir les pattes, et que par conséquent on doit les garnir de chiffons humides quelques jours avant la peau. On a une terrine, au fond de laquelle est du sable mouillé, et dessus ce sable une planche en zinc, percée de beaucoup de trous : on y place l’oiseau, on le couvre soigneusement, et vingt- quatre heures suffisent pour mettre les petites espèces en état d’être montées, et trois ou quatre jours au plus pour les grosses. Comme nous avons parlé dans le cours de cette méthode du prér servatif et que beaucoup d’amateurs n’en connaissent pas la recette ou seraient embarrassés de s’en procurer s’ils étaient éloignés des grandes villes, nous allons la leur donner ici. RECETTE DU PRESERVATIF kil. gr. Savon blanc parfumé au suif . . 1 250 Sel de tartre. » 575 Chaux en poudre » 575 Arsenic pulvérisé. . 1 » Camphre 4 » 125 Eau commune 1 » On coupe le savon en petits morceaux, on le met dans une terrine de grès sur un feu assez doux, on y mêle une quantité d’eau suffisante pour le faire fondre ; on remue à mesure avec une spatule de bois. Lorsqu’il est bien fondu, on le retire du feu, on ajoute le sel de tartre que l’on mélange bien, et successivement la chaux et l’arsenic ; ce mé- lange prend de la consistance, et on le triture jusqu’à ce qu’il soit par- fait. Lorsque le tout est bien refroidi, on y ajoute le camphre, mais pas avant, car si la composition avait la moindre chaleur, il s évapore- rait en tout ou en partie. Pour l’acquisition des nécessaires d’empaillage et des télégraphes, on les trouvera chez M. Lefèvre, naturaliste, 19, quai Malaquais ; on pourra aussi se procurer à son magasin des instruments partiels, des yeux d’émail, le savon arsenical tout préparé, et enfin tout ce qui peut servir au montage des oiseaux. EXPLICATION DES PLANCHES Figure 1 . Boite en zinc servant à mettre le préservatif. Fig. 2, 5, 4 et 5. Quatre vrilles de diverses grosseurs servant à percer Ie> traverses des juchoirs et Tes socles plats sur lesquels on place les oiseaux. Fig. 6. Étui en bois des îles, dans lequel il y a un petit cure-crâne, des aiguilles longues à coudre et d’autres à têtes d’émail, servant à mettre les veux arti- ficiels, à relever ou enfoncer* l'étoupe dans le corps des petits oiseaux lors- qu’elle a été dérangée pendant le montage, ou à la fouler dans les endroits affaissés. Fig. 7. Une petite case pour mettre du coton, du fil, de la cire jaune, et quelques paires d’yeux d'émail. Fig. 8 et 9. Deux scalpels pour dépouiller. Fig. 10 et 11. Petites et moyennes brucelles pour bourrer et débourrer les petits et moyens oiseaux; on en trouve chez M. Lefèvre, à partir de ces deux numéros, d’excessivement longues pour débourrer les grandes espèces. Fig. 12. Une lime. Fig. 15. Un marteau. Fig. 14. Un cure-crâne pour enlever la cervelle des grands et moyens oiseaux. Fig. 15. Une pince coupante sur le bout pour couper les fils de fer servant à’ faire la charpente interne des oiseaux. Fig. 1 G . Une pince coupante sur le côté pour couper sous les plumes les épingles que l'on est quelquefois obligé d'enfoncer dans les ailes, la tête, ou toute autre partie du corps. Fig. 17. Une pince à bec de coibin, qui se trouve sous la prince que nous venons de décrire, pour faire un anneau à la traverse de la charpente interne de l'oiseau. Fig. 18 et 19. Deux pinces pilâtes l'une sur l'autre, pour tordre les fils de fer de la charpente, ou pour tout autre usage. Fig. 20. Une petite case longue pour mettre les liis de fer pour monter les petits oiseaux. / XII EXPLICATION DES PLANCHES. Fig. 21 et 22. Deux brosses de crin pour étendre le préservatif dans les petits et grands oiseaux. Fig. 23 et 24. Deux pinceaux en poil de blaireau : Fun mou, pour lisser les oiseaux lorsqu’on ôte les bandes de mousseline et qu’on les finit avant de les mettre dans la collection, ou lorsqu’ils ont de la poussière; 1 autre dur, pour ôter le plâtre lorsqu’on les a lavés et séchés. Fig. 25. Ciseaux courbes pour dépouiller. Fig. 26. Pince à pansement pour débourrer les oiseaux étrangers et ôter les éponges de ceux qu’on a fait ramollir. Fig. 27. Ciseaux pointus pour couper l’intérieur du crâne, faire l’ouverture des oiseaux, ôter la membrane autour des yeux lorsqu’on dépouille, etc., etc. Fig. 28. Une filière pour avoir chez le quincaillier la grosseur juste des fils de fer servant à monter les oiseaux. Fig. 29. Oiseau perchant monté sur son juchoir et entouré de ses trois ban- delettes ; la traverse du juchoir doit être en bois blanc pour que l’on puisse la percer plus facilement avec les vrilles qui sont dans le nécessaire d’em- paillage. Fig. 30. Oiseau marchant, enveloppé de même de ses trois bandelettes, mis sur sa planchette, qui doit être aussi de bois bien tendre. Ces deux oiseaux doivent servir de modèles tant pour la pose que pour leurs juchoirs. Fig. 51. Télégraphe servant à placer les oiseaux (toujours sur leurs juchoirs) pour achever de les monter, leur donner l’attitude, pour poser les yeux et les réparer lorsqu’ils ont été endommagés pendant l'opération de l’empaillage. Fig. 32. Télégraphe augmenté de sa potence pour dépouiller les petits oiseaux, en lui faisant subir les changements suivants : On ne conserve du tél graphe que nous venons de décrire, Fig. 31, que le pied avec sa vis ; on enlève tout ce qui servait à percher l’oiseau, on le rem- place par un appareil que nous' avons fait représenter Fig. 52. La tige destinée à être enfoncée dans le pied peut se hausser et se baisser à volonté au moyen de la vis de pression que nous avons recommandé de laisser au pied : on accroche l’oiseau à un crochet qui pend à une ficelle, par l’extrémité du sacrum, aus- sitôt qu’il est mis à découvert : par ce moyen, on a les deux mains libres et ■beaucoup plus de facilité pour dépouiller. Tytehrk 1 '>'335 lüo^- rflam §J2ÏË3 WË&"1 ÏLl^gË^M (SÉJ Ÿzzmy •» ;j» >>> ~„ T>Ty>V»*SB» >J»P >3 o>_j»> >>>> Jl| [~23»' : ■>:» ~33«» >»î> >3^ 3» v>>'rs>»> 23»:^®! 3» 3g» 23P> 3» 23» .J» :2a» ^ :3»> J*> .> ssp » -r^5 '3» . :»> .3»--\ .3? 2?^ J»:i 4X3*> » ;>m>3S2>j» ;:5Z» -2>>IRH* ^mzmzo toï> WMB :>33ïq»> wx*> ; i1£g2» > X» ; 2P »>>3 jgR> ; ;ZJS3»- > '.• 33 ' ~XM^ > > . :.C3P>' *2fc» >xt» 30P > :■ *:rj*;35»£> 3E3Ë» >. ■' 5i>3 _ >:OS».B^>?3 _l I > 1 ■> E»x>>?> 3 . •'■ ;} 5>.)»>3 / >■ :> - > ■ î2> 3»2;>3 •-> ISS» - X> 3fe>M> P J>73Ê* > 33D 3CT>- > ;»£» > > : >-->3 > - > ' S>">3-3; J3S» P- '3 >>3 3 3>Z» ' ; P> > > >3 >> SS»'-'- -o ;n >>X> 3D »2» >,; -> >:>.». 2^ i2» ' > >> >2>J£*38k > =t> > > y> ^2» > .o ' "> >■> » >3 Ê» '> P - >.. > >5> ’ 3 X» > 3 "»5>- ->.. Wgm» r> : »s y* \.">>T-> > -* »3» 3 7 y>3> > î&s> > > •■>>> --2 3» > ■ '>> 3 ÿj*) ,.>>>.-■ ■ - >.->.!> .